Les abeilles se nourrissent habituellement de miel, pollen et nectar. Ces butineuses trouvent ainsi tous les nutriments dont elles ont besoin. Mais leur habitat naturel a bien changé ces dernières années, diminuant leurs ressources, avec une flore appauvrie. Il était nécessaire que les apiculteurs trouvent des solutions pour que les abeilles ne souffrent plus de carences nutritionnelles et éviter qu’elles disparaissent, elles aussi.

 

 

Qu’est-ce que le nourrissement des abeilles ?

L’une des préoccupations constante de l’apiculteur est de vérifier que les abeilles ont des réserves alimentaires suffisantes.

En apiculture, le nourrissement est le fait de fournir de la nourriture à une ruche, pour empêcher la colonie de dépérir pendant la mauvaise saison ou pour la préparer à la miellée. Cette technique assure ainsi une récolte abondante.

 

Mais pourquoi nourrir les abeilles ?

En effet, les abeilles peuvent se débrouiller toutes seules. Elles sont auto suffisantes depuis 65 millions d’années. Mais rappelons-nous que l’apiculture est avant tout, la récolte de miel.

Afin que les abeilles ne consomment pas tout le miel qu’elles produisent, et pour les aider à traverser les mauvaises conditions météo, le nourrissement s’avère être une bonne solution.

De plus, depuis les années 70, avec l’augmentation de l’utilisation des pesticides et de la pollution, les ressources naturelles des abeilles ont énormément baissé. Ce soutien artificiel permet donc à la colonie de prospérer malgré tout.

 

À quel moment nourrir les abeilles ?

Il est nécessaire d’apporter un complément aux abeilles dans deux situations.

  • Après le prélèvement des hausses, les abeilles n’ont plus de réserves pour affronter l’hivernage.
  • Au cours de la saison, l’apiculteur peut avoir besoin de fortifier sa colonie ou de stimuler la ponte. Il les aide ainsi à lutter contre les maladies.

 

Avec quoi les nourrir ?

Avec du miel bien sûr ! Rien de mieux que le miel et le pollen pour le développement de la colonie.

Mais un apiculteur utilise plus largement le mélange de la dissolution eau/sucre cristallisé, ou du candi, sirop d’abeilles hautement concentré. Pour cette préparation, il prend des sucres simples (issus de la canne à sucre ou de la betterave), plus facilement assimilable par les abeilles.

La recette est très simple : 1kg de sucre pour 1 litre d’eau. En fonction des besoins, l’apiculteur modifiera ce dosage. C’est à ces détails que l’on voit que l’apiculture est vraiment un art.

On constate avec des chiffres à l’appui, que l’apiculteur achètent au final autant de sucre qu’ils récoltent de miel.

L’apiculteur peut également acheter des candis prêts à l’emploi.

 

Additifs à rajouter à sa recette

  • Le vinaigre blanc ou vinaigre de cidre

Il est souvent rajouté au mélange eau/sucre pour lutter contre la Nosémose.

  • Levure de bière

Les abeilles ont besoin de protéine végétale, présente dans la levure de bière lyophilisée.

  • Le thym

Le thym rend la préparation mieux assimilable par les abeilles. On le rajoute dans l’eau chaude qui servira à la préparation du sirop.

  • La propolis

Rajouter la propolis au sirop semble être très efficace pour lutter contre le Varroa, acarien parasite de l’abeille.

  • Argent colloïdal

Cet élément est fortement recommandé pour lutter contre les bactéries, champignons et virus, évitant ainsi la propagation de maladies au sein de la ruche.

 

Le nourrissement des abeilles est très complexe. En quantité, ni trop, ni trop peu. Il faut surveiller l’état général des abeilles, ainsi que les conditions météorologiques. On peut améliorer la recette du sirop pour soigner et protéger ses abeilles. L’apiculture est un métier avec un vrai savoir-faire qui s’acquiert avec l’expérience.

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